Egypte
« L´Egypte est un don du Nil. » Cette phrase d´Hérodote est devenue un tel cliché que tout le monde se l´approprie. Il est vrai qu´un vol Assouan–Le Caire transforme la banalité en évidence. Le ruban vert des cultures dans la vallée du Nil dessine des frontières à l´Egypte. Mais la vision est un peu réductrice, ne serait–ce que parce que le fleuve a été plus qu´apprivoisé et ses bienfaits étendus. On serait mieux inspiré de dire que l´Egypte est une portion de Sahara traversée par le Nil, ce qui rend un compte meilleur de milliers de kilomètres carrés de désert. Un seul chiffre : 3,20% du pays sont cultivés. Donc, un immense plateau désertique, bordé à l´est par la Mer Rouge. Entre le Nil et la mer, l´érosion a sculpté gorges et ravins. A l´Ouest, quelques dépressions (Qattara, Fayoum) et des champs dunaires à perte de vue. On néglige souvent la dimension désertique de l´Egypte et c´est bien dommage. A l´Est, la péninsule du Sinaï fait partie intégrante de l´Egypte. Ce massif qui lie l´Asie mineure à l´Afrique est presque aussi désertique que le reste du pays.
L’Egypte est un pays Saharien (chaud et sec), même si la côte est plus méditerranéenne que désertique ; si Alexandrie bénéficie d´un climat méditerranéen, celui du Caire est déjà semi–désertique. Le mot « chauffage » est, pour ainsi dire, inconnu en Egypte... Disons qu´il fait en général plus doux sur la côte et plus sec à l´intérieur ; qu´il arrive, en hiver, que quelques journées soient grises et que les nuits puissent être fraîches dans le désert. Sur le Nil, c´est l´équilibre et la chaleur, même en été, est très supportable, car le fleuve joue le rôle de régulateur thermique. En mars-avril, le khamsin – un vent sec, chaud et très poussiéreux – souffle depuis le désert de Libye à la vitesse de 150 km/h : le ciel prend alors une teinte orange foncé et l'air se charge de poussière et rend toute sortie épuisante.
Le développement touristique, mal planifié, affecte quant à lui la côte de la mer Rouge et le Sinaï. Aujourd'hui des efforts sont entrepris pour tenter de mieux contrôler l'urbanisme. Il faut dire que l'environnement est un thème récent dans le pays et, en gros tout reste encore à faire.
Faune et flore sont nettement nilotiques : palmiers et papyrus dominent. Le roseau est omniprésent. Curieusement, plus de la moitié de la flore de ce pays désertique est une flore aquatique. La faune est essentiellement aviaire. Le Nil est un axe migratoire important. On observera encore sur ses bords la plupart des oiseaux qui figurent sur les bas–reliefs de l´époque pharaonique : divers canards, les ibis, les cigognes, une grande variété de hérons, aigrettes et spatules. Ne cherchez pas de faune sauvage, elle n´a plus de place dans l´immense jardin qu´est devenue la vallée du Nil. Même le crocodile, le fameux Crocodile du Nil, a quasiment disparu. Alors on se consolera en regardant les buffles d´eau : domestiques, ils peuvent évoquer malgré tout, leur cousin sauvage d´Afrique noire.
Intitulé officiel du pays : République arabe d'Égypte
Superficie : 1 001 450 km²
Population : 81,7 millions d'habitants
Capitale : Le Caire
Religions : 90% de musulmans, 9% de Coptes
Peuples et ethnies : 98% d'égyptiens, 1% de berbères, nubiens et bédouins, ainsi que des minorités grecques, arméniennes et européennes
Langues : arabe (langue officielle), français et anglais
Président : Mohammed Hosni Moubarak
Premier ministre : Ahmed Mohamed Nazif
Institutions politiques : régime présidentiel fort







